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J ai été récemment invité à un mariage d un de mes anciens élèves ; j ai été son professeur de mathématiques en première. J ai pu remarquer que le mariage était super et je me suis dit ah! Il a réussi. Il a trouvé un bon boulot après ces études et qu il est certainement bien nanti maintenant. Je constate aussi que il n a cessé de regarder vers moi et je trouve avoir été copieusement servi à la réception. Je me suis dit en voilà un qui est reconnaissant. Plus tard, quand je voulais m éclipser, je l appelle en catimini pour lui tendre une enveloppe ; il me regarde et dit non, c est grâce à vous que j ai pu organiser mon mariage aussi bien , alors que je suis toujours stagiaire et que je gagne moins de 50 000F. J étais étonné d entendre ça? Je me suis dit en moi même il a prêté l argent où pour faire toutes ces dépenses ? Pourquoi est il si pressé. Je reviens enfin et lui demande: Comment ça tu organise un mariage grace à moi ? Il dit monsieur avez vous un petit moment, j eu envie de lui dire que j ai toute la vie. Mais j ai juste secoué la tête. Il s excusa auprès de sa femme et m invite à s asseoir un peu loin du bruit. Il me dit: monsieur j ai appris quelque chose le jour où vous nous avez fait le cours sur la progression arithmétique . Avant de commencer le cours vous nous avez dit: imaginer un jeune employé qui déjà à son premier salaire décide d épargner 1000F sur un compte et augmente cet épargné de 500 chaque mois, donc 1000F, 1500, 2000, 2500…… . combien aura t il dans un an , dans 5 ans? Nous avons pu facilement calculer pour un an mais pour 5 ans c était pénible et vous avez dit avec beaucoup de fierté, voilà pourquoi nous devons étudier ce chapitre qui nous permettra de trouver en peu de temps la somme épargnée. Et même s il continue son épargne sur 10 ans. Je le regarde bouche b. Parce que pour moi, c est juste une histoire pour les amener à suivre le cours. Il continue, alors monsieur, ça m a marqué ce petit exercice. J ai alors décidé dès la rentrée de terminale de commencer. Vous imaginez monsieur, j ai commencé avec 100F et puisque je recevais mon argent de poche par semaine, j ai pensé à le faire par semaine ; 100, 150, 200 et au fur et à mesure que j’ évoluais, je trouvais que j avais besoin de faire de petits boulots, de rendre service aux voisins… dès fois si papa m envoie avec sa moto, au lieu de faire l aller retour seul, à la sorti de la maison, je m arrête pour prendre quelqu’un qui va dans ma direction contre 200F. Je demande à faire l entretien à certains aînés contre une petite somme , enfin, je passais par tous les moyens pour avoir ma cotisation. Il ajoute, j ai tenu bon, j ai été sérieux et exigeant avec moi même, j ai été régulier. j ai continué ça au campus jusqu’à ma licence, je viens de faire 18 mois de stage. Même malade, je ne le touche pas. J ai dû sacrifier certaines fêtes, sortis entre amis mais bon je savais ce que je faisais. Ma petite amie me reproche d être peu généreux, mais si au début de la semaine jne trouve pas mon épargne à faire la fin de semaine , rien ne passe. J avis un défis à relever chaque semaine. Ce fut très intéressant. Jne me laissais pas au découragement, à la paresse encore moins à la tentation de dire je laisse cette semaine. Ça fait 6 mois que j ai cassé la caisse. J ai compté un million, sept cent neuf mille cinq cent. J ai dit quoi quoi quoi? Sérieux ? Il dit oui theach. Il ajoute pour finir, je n ai pas trouver mieux que de faire mon mariage avec , ainsi je ne l oublierai jamais. Et je vais recommencer très bientôt. Merci monsieur vous avez fait de mois une réussite. J avais des yeux écarquillés. Un mélange d émerveillement et de honte. Je le félicite et je partis très petit. Oui très petit parce que je ne vivais pas ce que je faisais. Je n y croyais même pas. Je suis dans la huitième année d enseignement et je compte toujours sur des emprunts dans une institution financière pour faire mes réalisations. Mon élève m a enseigné. Il m a appris que ce n est pas la grandeur de ce qu on fait qui compte mais le soin, le sérieux, la régularité, la ténacité sont primordiales. Et il faut avoir une vision.
La leçon de vie: avoir une vision et être régulier dans son action pour atteindre de cet objectif au prix d énorme sacrifice. Paul Dewandre , je cite: » ceux qui réussissent, en général, ne font rien d’ extraordinaire, mais prennent la peine de faire des choses qu il estvsi facile de ne pas faire « .
Bonne méditation à vous.
Auteur FrankTI.

